EN CROISADE CONTRE LE CRUISER

Le risque est tellement négligeable que l’AFFSA autorise la mise sur le marché du Cruiser® sous couvert d’une liste de précautions impressionnantes. La première, et non des moindres, la mise à l’écart des ruches situées à moins de 3 kilomètres de toute parcelle traitée : cette mesure signifie purement et simplement la disparition de l’abeille et des apiculteurs dans ces vastes zones. C’est du moins ce qui était préconisé dans le premier rapport de l’AFFSA. Mais suite à des nouveaux éléments apportés par Syngenta, cette mesure a été jugée inutile 1 mois plus tard. Merci Syngenta de laisser les apiculteurs venir intoxiquer leurs abeilles. Seconde mesure de poids, après une saison de culture de maïs traité, le champ ne peut être utilisé pour la production d’une plante pouvant être butinée par les abeilles (tournesol, colza, luzerne, maïs…). L’AFFSA ajoute que « le métabolite majeur CGA 322704 peut être persistant et les résidus dans le sol peuvent être mobilisés par les cultures suivantes ». En d’autre termes, le produit présente une certaine rémanence, c’est à dire qu’il reste plusieurs années dans le sol et contamine les plantes qui vont y pousser ensuite. Parmi les autres préconisations d’utilisation, l’une d’entre elles devrait nous rassurer : « porter des gants et des vêtements de protection pendant toutes les opérations de traitement de semences ». Il est même fait mention d’une protection respiratoire. On en mangerait !

Mais le Cruiser® ne constitue pas seulement un danger pour les abeilles. Le produit est classé « dangereux pour l’environnement » et sa notice d’utilisation mentionne que « pour protéger les eaux souterraines, il ne faut pas utiliser ce produit ou tout produit contenant des substances actives de la même famille en traitement des semences sur plus d’une culture sur trois ». Il est « très toxique pour les animaux aquatiques ».

manifestation contre le cruiser
Nathalie & Sven Jordy - Mallenches - 30450 Sénéchas - Tél : 04 66 56 78 41